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	<title>Archives des Deido - Agenda Culturel du Cameroun</title>
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	<title>Archives des Deido - Agenda Culturel du Cameroun</title>
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		<title>Procès de Célestin Monga et Pius Njawè :  Quand la GMI enfermait Ben Decca en cellule</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Sep 2019 23:17:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au début des années 1990 (années de braise au Cameroun), Ben Decca se rend au tribunal pour assister au procès de Célestin Monga et Pius Njawè (lettre ouverte de célestin [&#8230;]</p>
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<p> Au début des années 1990 (années de braise au Cameroun), Ben Decca se rend au tribunal pour assister au procès de Célestin Monga et Pius Njawè (lettre ouverte de célestin MONGA au président de la république). En effet, en janvier 1991, suite à une lettre ouverte de Célestin Monga au chef de l’Etat camerounais intitulée « la démocratie truquée », parue dans Le Messager N° 209 du 27 décembre 1990. Njawé est condamné le 18 janvier 1991, avec Célestin Monga, à six mois d’emprisonnement avec sursis pendant trois ans, et à 300 000 f Cfa d’amende chacun pour « outrage au président de la République ».<br>Venu au tribunal pour suivre le procès, Ben Decca est arrêté, conduit à la GMI, frappé et enfermé en cellule. La police le suspecte d’être proche des opposants. Ben Decca est déshabillé, humilié avant d’être enfermé en cellule aux côtés des plus grands malfrats. Ils étaient détenus dans des conditions inhumaines avec juste un petit seau pour faire leurs besoins (selles, urines). Les odeurs qui émanaient de cette décomposition d’excréments étaient tellement nauséabondes et l’ammoniac s’y dégageait. Ben Decca a eu la santé sauve grâce à ses codétenus qui l’ont reconnu ; ceux-ci lui disaient en pidjin : « no fear père, we dé (n’aie pas peur père nous sommes là).<br>Ayant constaté que Ben Decca était particulièrement atteint par ces émanations, ses codétenus décidèrent de le porter afin de mettre son nez près de la toute petite fenêtre de la cellule pour permettre à Ben Decca de respirer de l’air pur.<br>A Deido, il y aura une grande manifestation avec des rues barricadées pour exiger la libération de Ben Decca. Face à l’ampleur des manifestations, le gouverneur Luc Loé va intervenir pour exiger la libération immédiate de Ben Decca.<br>Juste après cet évènement, Ben Decca sort l’album Espoir qui contient le titre GMI (Gros moyen d’intimidation) pour protester contre ces arrestations arbitraires. Il dénonce notamment les policiers qui fouettent les étudiants, les font rouler dans la boue en leur faisant répéter : « Ton CEPE dépasse mon BAC ».<br>Dans ce même album, il y avait aussi le titre « tribalisme Attention Danger ». Il dénonce l’ampleur du tribalisme dans la société camerounaise. Il note par exemple que le multipartisme est devenu l’ethnipartisme. En effet, les gens intègrent les partis politiques sur la base de la fibre tribale et non sur la base des idées.<br>Comme quoi Ben Decca avait déjà identifié les maux qui minent le Cameroun. Cette chanson demeure d’actualité aujourd’hui au Cameroun. Dans cet album, figure aussi le titre « méfie-toi » qui appelle le peuple à éviter la « politique du ventre » et de se méfier démagogue.<br>L’album GMI a été interdit, cet album n’est jamais passé à la TV et à la radio.<br>Pour la petite histoire, cet album a été financé par un certain Hervé Emmanuel Nkom, aujourd’hui fervent soutien du régime RDPC (12 millions en billets d’ordre).<br>Notons aussi que Ben Decca a été profondément marqué dans sa chair par les villes mortes. Son cousin est froidement abattu par la police à l’occasion des manifestations liées aux villes mortes. Celui-ci est pratiquement mort entre les mains de Ben Decca à l’hôpital Laquintinie.<br>Souhaitez-vous découvrir la vie et le parcours de Ben Decca ?  Souhaitez-vous savoir la vie et le parcours des icônes de la musique Camerounaise ?<br>Alors lisez le livre : « Les icônes de la musique Camerounaise ».<br>Pour découvrir l’histoire des principaux rythmes de chez nous, la vie et le parcours des icônes de la musique Camerounaise, nous vous invitons à lire la suite dans le livre : « Les Icônes de la Musique Camerounaise ».<br>Contacts pour l’avoir depuis le Cameroun<br>Yaoundé : 6 96 83 86 60<br>Douala : 6 55 51 37 31<br>Le livre est aussi disponible à la librairie des peuples noirs à Yaoundé, Montée SNI.<br>Contact pour l’avoir depuis la Diaspora<br>Mail : leseditionsdumuntu@gmail.com<br>Le livre est aussi disponible sur Amazon : https://www.amazon.fr/gp/offer-listing/2956287400/ref=tmm_other_meta_binding_collectible_olp_sr?ie=UTF8&amp;condition=collectible&amp;qid&amp;sr&amp;fbclid=IwAR160MjeUN_iqfAU_ZZVBSBDV7RIXrhlQwRB-OBQmHCEnZeIRvl6y4a9KTM<br><br>Arol KETCH – 06.09.2019 </p>
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		<title>LIONEL MANGA: propos sur le monument de la nouvelle liberté ! (10 ans en arrière)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Oct 2017 20:41:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le premier numéro du magazine Diartgonale, datant d’Avril 2007, le très inspiré Lionel Manga avait choisi de parler de « la nouvelle liberté » comme d&#8217;une icône « oubliée » ou encore « inachevée ». [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans le premier numéro du magazine Diartgonale, datant d’Avril 2007, le très inspiré Lionel Manga avait choisi de parler de « la nouvelle liberté » comme d&rsquo;une icône « oubliée » ou encore « inachevée ». Une décennie après, son brillant texte reste d’actualité et nous avons bien voulu le partager avec vous. Jusqu’ici, plusieurs camerounais et habitants de Douala ignorent l’histoire de ce monument. Et Lionel Manga, comme vous allez le lire, regrette qu’une si belle œuvre soit née dans une ville qui n’est pas amie de l’art. Nous vous laissons le découvrir et surtout de le faire revivre auprès de vos proches.</strong></p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1346" src="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/nouvelle-liberte-douala2-300x188.jpg" alt="" width="300" height="188" srcset="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/nouvelle-liberte-douala2-300x188.jpg 300w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/nouvelle-liberte-douala2-768x481.jpg 768w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/nouvelle-liberte-douala2.jpg 1000w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Au fond de l&rsquo;estuaire du Wouri, une dizaine d&rsquo;années et plus se sont écoulées depuis que l&rsquo;association doual&rsquo;art et Joseph Francis Sumégné ont érigé au rondpoint de Deïdo la Nouvelle Liberté, dans un climat alors lourd d&rsquo;une controverse artificielle et d&rsquo;un ostracisme ethnique virulent. Le temps qui passe a estompé les rancoeurs et les douleurs des parties impliquées. Les passions se sont apaisées. La Nouvelle Liberté fait désormais et complètement partie du paysage de la capitale économique du Cameroun. Mieux: elle en est même une icône, voire L&rsquo;ICÔNE par excellence, que maintes représentations s&rsquo;approprient désormais comme un bien public.</p>
<p>Il n&rsquo;est pas excessif de dire que cette réalisation monumentale plantée à proximité du pont sur le Wouri signifie Douala, aussi bien que la Tour Eiffel signifie Paris, elle aussi très malmenée à son érection: le « délire » vilipendé de son instigateur rapporte aujourd&rsquo;hui de l&rsquo;argent à la capitale française, puisque les touristes viennent de loin pour la voir de près … Sauf que la Nouvelle Liberté est restée en rade, elle est à ce jour inachevée, les promoteurs et l&rsquo;artiste ayant dû battre précipitamment en retraite devant la crue d&rsquo;incompréhension qui menaçait de les submerger. De ce polygone urbain grouillant, cette œuvre métaphorique qui parle de déchets et de recyclage est le centre radial.</p>
<p>L&rsquo;achèvement de la petite esplanade qui fait office d&rsquo;écrin à la Nouvelle Liberté y apporterait un supplément d&rsquo;âme, en lui donnant une autre physionomie, avec des réverbères et des bancs. Une ville dépourvue de tels havres, de ces espaces de respiration, soit des lieux de pause, pour se poser, cette ville est en quelque sorte une violente imposture, une obscène tromperie sur la marchandise. Qui oserait la déboulonner, ou irait seulement imaginer aujourd&rsquo;hui, en 2007, qu&rsquo;on déboulonne la Nouvelle Liberté de son piédestal? Pas grand monde assurément. Et scandale en sens inverse assuré si.</p>
<p>Cela dit, au bruyant rond-point de Deïdo, la Nouvelle Liberté attend pour l&rsquo;instant des contributions de mécènes attentifs au génie artistique du cru, afin que le chantier puisse être enfin parachevé pour de bon. Et vivement alors des concours d&rsquo;art public concernant d&rsquo;autres sites urbains remarquables! Le cachet d&rsquo;une ville, petite comme grande, outre l&rsquo;architecture et ses atouts naturels (climat et topographie), est un attracteur certain d&rsquo;intérêt qui repose en particulier sur l&rsquo;existence d&rsquo;une panoplie d&rsquo;œuvres d&rsquo;art ponctuant son espace ça et là. Mais il y va également et en cela de mémoire: Douala en a une, encore verrouillée, tenue en laisse dans les coulisses de la société, qui attend en l&rsquo;occurrence son heure et ses hérauts pour témoigner d&rsquo;une ville qui recèle de l&rsquo;Histoire.</p>
<p>Lionel MANGA</p>
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		<title>Le dernier NGONDO raconté par NJOH MOUELLE</title>
		<link>https://www.agendaculturelducameroun.com/le-dernier-ngondo-raconte-par-njoh-mouelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Oct 2017 15:57:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce compte rendu du philosophe Njoh Mouelle est extrait de son site www.njohmouelle.org . On sait qu’il est une personnalité traditionnelle très importante chez les sawas. Il a été député [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.agendaculturelducameroun.com/le-dernier-ngondo-raconte-par-njoh-mouelle/">Le dernier NGONDO raconté par NJOH MOUELLE</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.agendaculturelducameroun.com">Agenda Culturel du Cameroun</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1297 alignleft" src="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/1448010405896-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/1448010405896-300x225.jpg 300w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/1448010405896.jpg 500w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />Ce compte rendu du philosophe Njoh Mouelle est extrait de son site <a href="http://www.njohmouelle.org" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?hl=fr&amp;q=http://www.njohmouelle.org&amp;source=gmail&amp;ust=1509287720283000&amp;usg=AFQjCNG9IGQYG05NJZA4OBbXarpGRMQqXA">www.njohmouelle.org</a> . On sait qu’il est une personnalité traditionnelle très importante chez les sawas. Il a été député de la nation dans sa localité. Il est actuellement le <em>Président du conseil scientifique du Centre de recherche et de formation doctorale pour les arts, les langues et la culture à l’université de Yaoundé-1. Et éventuellement membre du conseil exécutif de l’Unesco.  </em></p>
<p>Je l’ai signalé dans mon compte-rendu de l’année dernière : les populations venues vivre les divers moments qui ponctuent le déroulement de cette fête repartent insatisfaites pour n’avoir plus à vivre en direct ni le plongeon, ni le retour à la pirogue sacrée du plongeur, initié mystique qui va chercher le message des ancêtres dans les profondeurs du fleuve. Ne l’ayant pas vu sauter, on ne l’a pas non plus vu remonter dans la pirogue.</p>
<p>Oublions, ou plutôt laissons de côté, la légende qui disait qu’il remontait tout sec du fleuve ! Cela ne se vérifiait plus depuis fort longtemps. Les populations concernées tout comme les touristes venus, appareils photos, portables et cameras en mains, n’auront pas vu non plus la pirogue sacrée revenir vers le rivage sur un rythme approprié des coups de pagaie des miengus : la marée basse a fait émerger le fond boueux de ce qui n’est pas une plage à cet endroit, ce qui ne pouvait pas permettre un accostage en bonne et due forme.</p>
<p>Autre chose que les spectateurs n’auront pas vu : l’arrivée de la course des pirogues. Telles que sont disposées les tribunes derrière lesquelles sont amassées les populations, aucune vue sur le plan d’eau, côté port, ne leur est offerte, tout le monde étant installé côté Deido. Personne ne peut plus vivre une arrivée palpitante de la course, montrant des pirogues côte à côte ou les unes lancées à la poursuite des autres et tentant de dépasser ou évitant d’être dépassées. L’ordre d’arrivée a même été plutôt brouillé cette fois-ci par les rares images que les écrans géants de la télévision montraient.</p>
<p>C’est ainsi qu’à un moment donné on a pu penser que c’était la pirogue Deido qui était arrivée la première alors que c’était plutôt la pirogue des Bassas qui a été proclamée vainqueur ! Quel désordre ! Et quand, au moment de remettre les prix et les trophées aux gagnants, les micros appellent plusieurs fois les capitaines des trois premières pirogues, ils ne peuvent pas se présenter rapidement à l’appel, ayant eu à patauger dans la boue de la marée basse, les pirogues n’ayant pas pu atteindre le rivage pour les laisser descendre sur la terre ferme.</p>
<p>La finale de la lutte traditionnelle qui a opposé le champion Deido au champion Akwa a connu un franc succès populaire. Le vainqueur Deido ayant usé de beaucoup plus d’intelligence, un peu comme ça se passe au judo, pour retourner en sa faveur une situation qui était sur le point d’être perdue au profit du champion des Akwas qui a trop misé sur la force physique.</p>
<p>Qu’est-ce d’autre qu’on n’a pas bien regardé comme spectacle ? C’est le défilé de la fin. Défilé des gagnants des trophées : la Miss Ngondo et ses dauphines, les finalistes de la lutte traditionnelle, et surtout les groupes de danses souvent bien habillés et exécutant des rythmes entrainants et séduisants. Le départ avant tout le monde de la tribune des autorités administratives soulève un désordre préjudiciable à la bonne conclusion des cérémonies, les chefs traditionnels, et surtout le bureau du Ngondo étant surclassés par l’équipe du gouverneur de la province. Il va falloir redonner sa place prépondérante à la tradition.</p>
<p>Il devient ainsi plus qu’urgent, pour toutes ces raisons rapidement évoquées, de repenser complètement cette affaire en deux directions : 1-Trouver un autre espace, quitte à l’aménager bien en amont de Deido, vers Bonangang Akwa Nord ; 2- Séparer la dimension rituelle et mystique de la dimension populaire et carnavalesque. La première dimension s’organiserait non plus à 11h comme cela se passe depuis 1992 mais à 5h du matin, comme cela se passait dans la vraie tradition. Elle concernerait la chefferie traditionnelle, les notables et les « mianja » (les élites plus ou moins initiés).</p>
<p>La dimension populaire suivrait, dans les horaires d’aujourd’hui, à partir de 9heures du matin et consisterait en une sorte de défilé des groupes de danse , non plus dans un espace fermé mais à la place des défilés officiels habituels et devant des tribunes qui offriraient la possibilité à tous leurs occupants, de vivre les spectacles défilant sous leurs yeux, à la manière du carnaval de Rio de Janeiro, pourquoi pas ? Ce serait le Carnaval de Douala qui pourrait s’ouvrir à une dimension nationale en intégrant des groupes de danses venus d’autres régions culturelles du Cameroun.</p>
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