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	<title>Archives des Patrice Lumumba - Agenda Culturel du Cameroun</title>
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		<title>Manu Dibango au Congo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[steph]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2020 19:14:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Kallé]]></category>
		<category><![CDATA[Icone de la Musique Camerounaise]]></category>
		<category><![CDATA[Justin Marie Bomboko]]></category>
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		<category><![CDATA[Manu Dibango au Congo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Manu Dibango était un instrumentiste complet. Il touchait à tout. En 1960, Manu Dibango est embauché comme chef d&#8217;orchestre dans la boîte bruxelloise les Anges Noirs que les politiciens et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Manu Dibango était un instrumentiste complet. Il touchait à tout.</p>



<p>En
 1960, Manu Dibango est embauché comme chef d&rsquo;orchestre dans la boîte 
bruxelloise les Anges Noirs que les politiciens et intellectuels zaïrois
 en pleine négociation pour l&rsquo;indépendance de leur pays fréquentent 
assidûment. Dans cette boîte, il fait la connaissance d’un jeune 
étudiant congolais, Justin Marie Bomboko à qui il offre régulièrement 
des verres de Coca Cola car ce dernier n’a pas assez d’argent pour se 
payer à boire. Quelques années plus tard, Manu Dibango apprend avec 
étonnement que le jeune Bomboko est dorénavant ministre des affaires 
étrangères au Zaïre (actuelle République démocratique du Congo).</p>



<p>C’est
 dans la boîte les Anges Noirs qu’il fait également la rencontre de 
Joseph Kabasélé dit « Grand Kallé ». Joseph Kabasélé avait été emmené en
 Belgique à l’occasion de la table ronde par Patrice Lumumba.</p>



<p>Grand
 Kallé tombe sous le charme du jeu de sax de manu et l’engage comme 
saxophoniste dans son orchestre l&rsquo;African Jazz. Manu Dibango, musicien 
nourrit à l’école occidentale ne connaît plus grand chose à la musique 
africaine après tant d’années passées loin de la terre de ses ancêtres.</p>



<p>Il
 retourne aux sources et redécouvre les sonorités africaines dont une 
musique congolaise très développée et variée. Ensemble, ils enregistrent
 une quarantaine de morceaux dans un studio à Bruxelles pendant quinze 
jours. Les chansons enregistrées sont favorablement accueillies par les 
mélomanes africains et rencontrent un succès phénoménal en Afrique. 
Grâce au soutien du « Grand Kallé », Manu enregistre avec son copain 
Cubain Pepito son premier disque African Soul. C’est un bide.</p>



<p>Joseph
 Kabasalé lui propose un contrat d’un mois pour une tournée au Zaïre en 
août 1961. Il accepte le contrat et embarque son épouse avec lui, 
direction Léopoldville (actuelle Kinshasa). Partis pour un mois, ils y 
resteront deux ans. Ce sera une immense tournée africaine au cours de 
laquelle ils sillonneront en plus des pays d’Afrique francophone, 
quelques-uns d’Afrique anglophone et du nord.</p>



<p> « Je ne 
connaissais pas l’Afrique. J’ai appris à jouer la musique africaine avec
 les africains en Afrique ce qui est différent de faire la musique 
africaine avec des souvenirs »  aimait à rappeler Manu Dibango.</p>



<p>Le
 couple Dibango prend parallèlement en gérance l’Afro-Negro, une boîte à
 succès à Léopoldville appartenant à Kabasélé. Son contrat terminé avec 
Kabaselé et son orchestre, Manu Dibango décide d&rsquo;ouvrir son propre 
établissement, le Tam Tam qu’il anime avec ses propres compositions et 
son orchestre. Manu lance la mode du twist en 1962 avec le titre Twist A
 Léo. Ce sera un grand succès.  Manu Dibango invite ses parents à 
Brazzaville en Avril 1962. Occasion pour lui, de leur présenter son 
épouse en terrain neutre.</p>



<p>A la demande de son père, il regagne le
 Cameroun en 1963 avec son épouse et ouvre son propre établissement 
qu’il baptise le Tam Tam comme le précédent. Le succès est immédiat : 
Les ministres, les fonctionnaires, les expatriés en font leur 
rendez-vous de prédilection.</p>



<p>Cette boîte ne fera pas long feu. 
Elle fermera après 6 mois ; après avoir accumulé plusieurs galères et 
soucis. La police multiplie des incursions au Tam-Tam et ternit sa 
réputation, la municipalité improvise des taxes mirobolantes, Manu et 
Coco font l’objet de haine et jalousie sans borne, une nuit Manu 
découvre même un serpent sous son oreiller. A la fermeture du Tam-Tam, 
Manu prend la gestion du Black &amp; White à Yaoundé.</p>



<p>Epuisé par cette aventure africaine, le couple Dibango décide de plier bagages et retourne en France en 1965.</p>



<p>AROL KETCH – 23.04.2020

</p>
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