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	<title>Archives des femme - Agenda Culturel du Cameroun</title>
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	<title>Archives des femme - Agenda Culturel du Cameroun</title>
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		<title>CINESAH FESTIVAL</title>
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		<dc:creator><![CDATA[steph]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jan 2020 09:56:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
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		<category><![CDATA[2015]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Festival du Cinéma du Sahel (Cinesah Festival). un festival de la Culture et du Cinéma Fondé en 2015 par FADIMATOU AHMAT GADJAMA Après son lancement avec succès en 2015 et [&#8230;]</p>
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<p> Festival du Cinéma du Sahel (<strong>Cinesah Festival</strong>). un festival de la Culture et du Cinéma Fondé en 2015 par  FADIMATOU AHMAT GADJAMA   Après son lancement avec succès en 2015 et l’engouement du public qui  pour la première fois vivait un tel évènement, avec l’implication de le  femme et de la jeune fille dans la culture,  le Festival du Cinéma du  Sahel (<strong>Cinesah Festival</strong>), l’évènement biennal qui met à  l’honneur la culture et le cinéma dans la grande région Septentrionale  du Cameroun, avec une volonté d’inciter le grand public au  divertissement du 7ème art, sera à nouveau dans les festivités cette année.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Marthe-Cécile Micca : mon 2e livre est consacré à ma ville natale, Mbalmayo !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Mar 2018 16:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Litterature]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[fille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Marthe Cécile Micca est une jeune personnalité très discrète mais qui fait d’énormes réalisations dans l’ombre qui font aussi beaucoup de bruits et de bien. Comment voulez vous qu’on vous [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<ul>
<li><strong><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1843 alignleft" src="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/micca-300x199.png" alt="" width="300" height="199" srcset="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/micca-300x199.png 300w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/micca.png 716w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />Marthe Cécile Micca est une jeune personnalité très discrète mais qui fait d’énormes réalisations dans l’ombre qui font aussi beaucoup de bruits et de bien. Comment voulez vous qu’on vous présente ? Comme écrivaine, activiste sociale, femme d’affaires ou politique ?</strong></li>
</ul>
<p>Je n&rsquo;ai pas une vision unipolaire de la femme que je suis. Je suis écrivaine c&rsquo;est là où réside mon essentiel. Mais au fond de mon être il existe une corrélation harmonieuse des multiples casquettes que je porte. Le plus important reste malgré tout l&rsquo;écriture : l&rsquo;écriture nous permet d&rsquo;entrer dans tous les espaces vivants où se déroule la vie active. L’écriture est la bienvenue partout, c&rsquo;est peut être en ce sens qu&rsquo;on peut me considérer comme activiste sociale, femme d&rsquo;affaires ou femme politique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>En lisant les lignes de votre biographie, on apprend que vous-êtes née dans la petite et belle ville de Mbalmayo. Quel est le rapport que vous avez avec cette ville ?</strong></li>
</ul>
<p>Mbalmayo est porteuse de mon histoire, j&rsquo;ai un lien ombilical avec Mbalmayo, parce que c&rsquo;est là où je suis née. Enfant, j&rsquo;y ai vécu ! C’est là où j&rsquo;ai aussi grandi entouré de mes frères et sœurs. C&rsquo;est à Mbalmayo que j&rsquo;ai passée les moments les plus précieux de ma vie avec mes parents, mes camarades et mes amis. Tout ce qu&rsquo;on trouve à Mbalmayo est un appel à la méditation, son paysage a façonné ma vie. Je porte à Mbalmayo mon amour, mon affection et mon admiration.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>Avec vous des projets pour cette ville ? Que ce soit dans le domaine social ou politique ?</strong></li>
</ul>
<p>Effectivement j&rsquo;ai des projets pour Mbalmayo, des projets sociaux. J&rsquo;ai crée une fondation, pour aider les enfants abandonnés par le coup du destin, c&rsquo;est très important pour moi de donner de l&rsquo;espoir aux enfants qui n&rsquo;ont pas de parents, de les recueillir et de leur offrir une communauté vivante. Aussi les autres enfants du même sort deviendront pour eux des frères. En plus de cet aspect, j&rsquo;avoue qu&rsquo;en moi j&rsquo;ai toujours porté cette vocation naturelle de vouloir servir ma ville natale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>Pour revenir à la littérature, c’est en 2015 que vous publiez votre premier livre. Comment êtes-vous arrivez là ?</strong></li>
</ul>
<p>Le livre a été bien reçu par le public. En dehors du fait que l&rsquo;écriture soit pour moi une vocation, ce livre est inspiré de récits réels. Toutes les thématiques sont actuelles et les anecdotes sont tirées du vécu. Vous savez, ce sont les événements qui poussent les gens à se lancer dans certaines actions dans leur vie. C&rsquo;est comme un déchaînement qu&rsquo;on fait sur soi même, c&rsquo;est comme une révolte pour retrouver la justice perdue et une fois qu&rsquo;on a écrit ce qu&rsquo;on souhaite on a le sentiment d&rsquo;être déchargé d&rsquo;une grosse pression. C&rsquo;est aussi ça le rôle de l&rsquo;écrivain(e) : remettre l&rsquo;ordre dans son esprit et dans l&rsquo;esprit collectif. Ce roman est analyse de situation, un essai qui contribue à remettre de l&rsquo;ordre dans l&rsquo;imaginaire collective.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>Quel a été l’accueil du public face à ce que vous avez si bien appelé votre « premier bébé » ?</strong></li>
</ul>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1844 alignleft" src="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/micca2-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" srcset="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/micca2-224x300.jpg 224w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/micca2.jpg 384w" sizes="(max-width: 224px) 100vw, 224px" />Le public qui lisait déjà mes articles depuis un long moment avait bien reçu mon premier livre. Je constate que les gens apprécient les nouveaux et jeunes écrivains, puis avec l&rsquo;arrivée des nouvelles technologies, de plus en plus de personnes se penchent sur la littérature. Les gens même s&rsquo;ils n&rsquo;aiment pas lire se font le plaisir d&rsquo;acheter, c&rsquo;est pour eux une archive, une collection. Dès lors qu&rsquo;on écrit, on devient une référence pour la société, les journalistes, politiciens, activistes&#8230;vous consultent pour apporter certains éléments de réponses aux problèmes de la société et commenter intelligemment l&rsquo;actualité. Des personnes d&rsquo;horizons diverses vous appellent pour savoir quel est votre position ou votre avis sur tel ou tel autre sujet. Donc finalement je pense que le public est toujours dans l&rsquo;attente.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>Trois années après, quelles être votre actualité littéraire ?</strong></li>
</ul>
<p>Je suis dans l&rsquo;actualité littéraire au quotidien, il suffit de consulter mon profil Facebook ou mes divers sites pour le comprendre. Quand je regarde tout ce que j&rsquo;écris tous les jours depuis trois ans je pense que je ferai déjà trois livres. Les réseaux sociaux nous permettent à ce jour de toucher très vite le public, parce qu&rsquo;on a un public consommateur et demandeur qui n&rsquo;attend que lire. Alors on exploite aussi ce canal pour soumettre nos écrits au public. Par ce biais j&rsquo;accumule les idées et j&rsquo;améliore mon style littéraire au fil des jours car effectivement comme on dit  » c&rsquo;est en forgeant qu&rsquo;on devient forgeron « . Par ailleurs je profite de l&rsquo;opportunité qui m&rsquo;est offerte pour annoncer au public que je prépare d&rsquo;ici quelques jours la sortie officielle de mon 2<sup>e</sup> roman  » Mbalmayo Terre de Grâces ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>Quel est votre regard de la jeune fille camerounaise. Comparée à celle du continent ou du pays dans lequel vous vivez depuis des années ?</strong></li>
</ul>
<p>Je voudrais dire ici que chaque pays a ses réalités, et chaque société a son modèle de la jeune fille. Généralement j&rsquo;évite les comparatismes, parce que je n&rsquo;aime pas les aspects axiologiques de la vie. Je respecte la personne humaine peu importe où elle se trouve géographiquement. Je sais qu&rsquo;une jeune fille reste une jeune fille partout où elle se trouve, elle a besoin d&rsquo;attention et de soins. C&rsquo;est dans cette logique que je m&rsquo;inscris en tant que femme dynamique parce que les jeunes filles ont besoin qu&rsquo;on milite en leur faveur, elles ont besoin de modèles et elles ont surtout besoin d&rsquo;être scolarisées et éduquées.</p>
<p>Autant je pense qu’il y a des jeunes filles au Cameroun qui n’envient pas celle de l’Europe autant je crois savoir qu&rsquo;il y a des jeunes filles en Europe qui ont beaucoup de difficultés et qui n&rsquo;ont toujours pas d&rsquo;issue.</p>
<p>Tout cela respecte le cours du destin de chacun, mais chaque jeune fille sait à quel niveau elle se trouve. Notre responsabilité en tant qu’acteur(e)s sociales est de veiller pour un meilleur encadrement de la jeune fille où qu&rsquo;elle soit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>Une question un peu décalée : avez-vous des ambitions politiques ?</strong></li>
</ul>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1842 alignleft" src="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/micca1-181x300.jpg" alt="" width="181" height="300" srcset="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/micca1-181x300.jpg 181w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/micca1.jpg 579w" sizes="(max-width: 181px) 100vw, 181px" />Avoir des ambitions politiques relève de la pensée, il faut penser la politique parce que c&rsquo;est une œuvre scientifique, donc une fois de plus, tout tourne autour de l&rsquo;écriture. Si c&rsquo;est ça faire la politique je dirai oui en proposant un modèle de vertu politique. Des ambitions politiques difficiles à dire, la vision que j&rsquo;ai de la politique c&rsquo;est que la politique doit être humaniste.</p>
<p>La politique est une école de la vie, un investissement pour le bien être des autres, l&rsquo;amour des autres, la poursuite de l&rsquo;intérêt général. Il me sera donc difficile de dire que j&rsquo;ai des ambitions politiques. Une carrière politique se construit, une image politique se bâtit au fil des ans et des responsabilités politiques arrivent seules.</p>
<p>Étant donné que je condamne la vision de la politique qui fait d&rsquo;elle une ambition d&rsquo;assouvissement des intérêts égoïstes, et que je critique cette pratique qui dévoie la politique et fais des politiciens des personnages véreux alors je dis non je n&rsquo;ai aucune ambitions politiques, j&rsquo;ai simplement pour ambition de servir mon pays aujourd&rsquo;hui et demain.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>Nous apprenons aussi que vous pilotez une grosse fondation. Qu’est ce qui explique une telle implication dans le social ?</strong></li>
</ul>
<p>Mon goût à l&rsquo;utilité est la réponse de mon implication dans le social. Je suis restée très jeune orpheline et je sais ce que c&rsquo;est de vivre dans la peau d&rsquo;un orphelin. J’ai toujours eu une grande sensibilité aux souffrances des autres, je suis quelqu&rsquo;un d&#8217;empathique et je crois chaque geste posé en faveur de ces personnes défavorisées est une lutte pour un monde meilleur. Je crois en un monde ou la famine reculera, je crois en l’accessibilité à tous aux écoles&#8230;</p>
<p>Cet engagement dans l&rsquo;humanitaire fait aussi écho à ma vision future du monde. Je pense que la misère, les maladies, la sous alimentation, la malnutrition ont besoin de reculer en Afrique et ce n&rsquo;est que par notre canal que tout cela est possible. Nous pouvons changer le monde et ce changement commence par vous et moi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>Votre livre préféré ?</strong></li>
</ul>
<p>Mon livre préféré c&rsquo;est la Bible.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La place de la femme dans la République du Piment par Jeannine FOYET</title>
		<link>https://www.agendaculturelducameroun.com/la-place-de-la-femme-dans-la-republique-du-piment-par-jeannine-foyet/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Jan 2018 14:21:48 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le mot « femme » nous vient du grec phuomia qui signifie « ce qui nait », puis du latin « femina » au sens de l’être au feminin, ou « foemina » qui dérive de « foetare », « fœtus », [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1745 alignleft" src="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/foyet-300x186.png" alt="" width="300" height="186" srcset="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/foyet-300x186.png 300w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/foyet-355x220.png 355w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/foyet.png 679w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" />Le mot « femme » nous vient du grec phuomia qui signifie « ce qui nait », puis du latin « femina » au sens de l’être au feminin, ou « foemina » qui dérive de « foetare », « fœtus », parce que, l’écrit-on au XIXe siècle, sa destination naturelle est d’engendrer. La racine « fe » (phe) du latin fe-mina signifie « celle qui donne le souffle, la vie ». Celle qui porte le fruit de la fécondation, l’enfantement. De manière générale, la femme est donc cet être qui donne la vie. Cette mamelle nourricière autrefois au centre de toute attention valorisante se voit aujourd’hui réduite à la simple expression de sa sexualité.</p>
<p>Disons le, le piment ici, fait tantôt référence au sexe de la femme, tantôt à la femme elle-même et encore plus à toute forme de prostitution sexuelle. Sortie d’une société dans laquelle parler de sexe est un sujet tabou, nous pouvons marquer un temps d’arrêt pour féliciter Félix Tatla Mbetbo pour ce travail qui fait montre d’originalité. Il faut le reconnaitre, dans notre société il faut du courage et de l’audace pour parler du sexe et des ses différents usages. Nous resterons dans la logique de l’auteur pour présenter la place de la femme dans la république du piment.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1746 alignleft" src="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/5cdb29_2f10f014d37e4758ae6c60f25d7a5176mv2-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" srcset="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/5cdb29_2f10f014d37e4758ae6c60f25d7a5176mv2-199x300.jpg 199w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/5cdb29_2f10f014d37e4758ae6c60f25d7a5176mv2.jpg 656w" sizes="auto, (max-width: 199px) 100vw, 199px" />La république du piment est une chronique à charge contre la gente féminine ; fillette, fille, épouse, bref ! La femme est placée au banc des accusés. Repartis en trois parties et treize chroniques, cette chronique relate les différents usages que l’humanité fait désormais du sexe féminin ici appelé piment. Comme le dit l’auteur, ce mot désignatif ou qualificatif est couramment utilisé sans que son origine ne soit établie. Ce sont les femmes ici qui payent le prix, se faisant  volontairement et/ou involontairement appelé (sur les réseaux sociaux) « petit piment », « piment doux », « piment chaud », « piment bio », « piment sucré », « le piment des grands », « piment rouge », « piment sec », « piment mentholé », « piment alcoolisé », « piment amer », « piment piquant », « piment en poudre », « piment sucré salé », « piment brute » et j’en passe. Bien de filles en font une partie de leur identité.</p>
<p>A la maison, les parents n’osent pas en parler avec leurs enfants même en âge adulte, les parents sont joyeux d’envoyer leurs filles en mariage, et leur réclamer des petits fils après quelques mois, tout en se refusant d’aborder avec eux le processus d’enfantement. A l’école, les éducateurs ne parlent pas de sexe, et même quand c’est le cas, le sujet est abordée de façon très superficielle pour ne pas ressentir la gêne et empêcher aux élèves de pousser leur curiosité jusqu’à un certain niveau. L’église pareillement se refuse de parler de sexe si ce n’est dans le cas d’un mariage officiel entre un homme et une femme, il est interdit de parler et de gouter au fruit défendu. Tout ceci au détriment de la jeune fille qui, abandonné à elle-même, ou encore à l’éducation que lui livre les scènes érotiques présentes dans les programmes de télévision et les différents réseaux sociaux et moteurs de recherches. Elle fait de son corps un nouveau terrain d’exploration. La jeune fille se livre à des fantasmes et plaisirs dont elle ne maitrise ni les tenants et encore moins les aboutissants.</p>
<p>Les jeunes sont ainsi confiés aux structures d’oubli pour parler comme Njoh Mouelle. Dans une société où les valeurs se meurent au profit du piment. La famille, l’école et l’église ont démissionné, ou mieux, esquivent l’éducation sexuelle, livrant les jeunes à des découvertes personnelles et parfois fatales et deshumanisantes. Une jeunesse qui se résume désormais à ces trois mots d’ordres : manger – boire – faire. Laissant une fois encore la jeune fille, la femme au centre, cette femme dépourvu de toutes valeurs morales, d’ailleurs, « tu veux faire la morale à qui ? », « je te gère », « c’est ton corps ? », « tu n’as pas ta vie ? » (Comme elles savent le dire). Cette femme prête à se livrer au premier venu pour une bière, un repas, quelques billets de monnaie, ou même par simple fantasme. Le sexe est devenu un moyen d’échange, il suffit de s’habiller à découvert, en exposant ses parties intimes pour s’offrir tous les services, dans les bureaux, à l’université, et que sais-je encore ? Le piment possède à lui seul, la capacité de faire tomber tous les pouvoirs et même, tous les hommes de pouvoir.</p>
<p>L’auteur dit à la page 42 je cite : « les filles ont transformés le campus de l’université en un marché de mode et de beauté. C’est le concours de la fille la plus sexy, dans le sens le plus sexuel du mot, leur corps devenu tout un décor. (…) il est à la fois « objet » de beauté et source de rentabilité. » Faisant allusion ici aux étudiantes prêtes à tout pour s’offrir de l’argent et mêmes des notes dites sexuellement transmissibles.  L’université tout comme les bars qui lui sont très souvent voisins, sont aussi des lieux de braderie du piment.</p>
<p>Contrairement à cette époque où pour « voir le slip d’une femme » permettez l’expression, il fallait savoir être patient et prêt à l’épouser, le sexe est devenu aujourd’hui une banalité, il n’a plus rien de sacrée ni de vraiment significatif. La virginité a perdu son éloge pour devenir sujet de raillerie et de toutes sortes de moqueries. Si les bons gars sont rares comme une jeune fille en « cabagondo », les jeunes filles vierges sont encore plus rares et mêmes introuvables. Celles qui font encore l’exception n’osent pas le dire en public pour éviter des regards suspects et moqueurs. Le garçon, la fille ou l’époux qui n’a qu’un seul partenaire est traité de tous les mots humiliants par tous ceux qui prônent les slogans « préservatifs zéro ; et fidélité zéro ».  On livre son corps à un inconnu, pour le plaisir, pour l’argent, pour les promotions académiques et professionnelles. Pour se sauver de l’ennui … plusieurs jeunes filles avouent qu’elles ne pensent plus que tromper son partenaire c’est aller coucher avec un autre (p48). Que ne sont-elles pas prêtes à faire de leur sexe? Elles s’offrent à dans des inconnus qu’elles attendent sur des comptoirs au bord de la route, dans des snacks bars, boites de nuits, sur les différents réseaux sociaux qui semblent être le réseau par excellence de la « pimenterie », vidéo et photos à l’appui. Le tout c’est d’attraper un « pimentriote ».  D’ailleurs pour l’auteur comme pour cette république, le piment n’est qu’un jouet, donc la femme avec.</p>
<p>Ce piment pique encore plus dans la bouche des artistes qui désormais ne font plus de chanson si ce n’est pour faire écho du sexe, la femme, la fête, l’alcool, termes que l’auteur range dans le champ lexical du manger, boire et faire (p67). Dans ces musiques dites populaires, la femme, porteuse de piment, est réduite au niveau de la chose, de l’animal. Elle n’est qu’un objet de plaisir, de satisfaction sexuelle, et qu’au-delà de cette fonction libidinale, elle ne sert qu’à ne servir à rien (p68). « La femme est mise à nue, sans pudeur, et le seul fait étonnant est qu’elles y adhèrent ». Si non, comment comprendre que les filles aillent elles mêmes se présenter pour apparaitre dans des clips vidéo ? Secouant leurs postérieurs mis à nu dans la plupart des cas ; donnant raison à cet artiste qui dit : « on vous traite de panthères et vous applaudissez », « on vous traite d’araignées, et vous applaudissez ». Les files semblent donc se complaire dans ce lynchage, pour reprendre les termes de l’auteur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A la lecture de la République du piment, nous nous sommes livré à un petit exercice de lexicométrie qui a permit de relever l’utilisation des termes femme et fille 183 fois sur 115 pages. Les expressions utilisés dans cette société pour faire référence à la femme sont constituées de : <em>pute, panthères, araignée, chat, chat mort, Nathalie, prostitué, petite, fille de l’heure, rombière, piment</em>, la liste n’est pas exhaustive. Elles sont des fois comparées aux meilleurs mets que tout le monde désire déguster : pistache, haricot, gésier, koki, plat de mbongo ; « Lamborghini » (voiture), « ferrari ». Ceci nous donnes envie de nous demander si ces éléments ne trahissent pas quelque peu le coté machiste de l’auteur ?</p>
<p>Dans le cadre de notre analyse, s’il existe une république du piment c’est qu’il existe forcément des « pimentriotes », mais l’auteur n’insiste pas beaucoup sur les hommes, on se demande alors qui consomme ces plats de piment chaud qu’elles offrent à volonté ? A qui profite le crime ?</p>
<p>Accusé levez-vous!!! Dans cette république du piment, la femme est accusé, coupable de son sexe. Peut être c’est le lieu ici de lui donner la parole pour se défendre, ou encore lui donner la possibilité de prendre un avocat. Au début de mon propos, j’ai rappelé la signification du mot « femme », celle qui donne la vie, en pénétrant la république du piment, retrouve-t-on encore cette femme source de vie ?</p>
<p>Pour sortir, l’auteur rappelle cette république à l’ordre. « La vie n’est pas que jouissance ». La vie est la manière avec laquelle nos actions apparaissent du devant des gens. Ce qu’ils retiendront de nous. L’homme est d’abord esprit et âme avant d’être chair et os.  La société doit prendre ses responsabilités, apprendre aux gens à faire usage d’autre chose que de leur corps, qu’ils cessent de penser que c’est tout ce qu’ils ont. L’auteur indique donc une voie de sortie qui est de : « défricher les champs nouveaux et donner les outils à chacun pour semer sa propre plante, l’arroser, l’engraisser, afin qu’il puisse porter les fruits. A la fois pour notre temps et les temps qui viennent » (p115).</p>
<p><strong>Jeannine FOYET</strong></p>
<p><strong>Linguiste, Critique littéraire</strong></p>
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		<title>SEFEDI 2018: Lady Ponce pour faire briller la femme une 4e fois !</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Jan 2018 07:54:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le décompte de la 4ème édition est lancé&#8230; La Semaine de la Femme en Diamant, SEFEDI initiative de l’artiste Camerounaise Lady Ponce va se dérouler du 23 février au 08 [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1683 alignleft" src="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/sefe-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150" srcset="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/sefe-300x150.jpg 300w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/sefe-768x383.jpg 768w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/sefe.jpg 960w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /> Le décompte de la 4ème édition est lancé&#8230; La Semaine de la Femme en Diamant, SEFEDI initiative de l’artiste Camerounaise Lady Ponce va se dérouler du 23 février au 08 mars prochain à l&rsquo;esplanade du Stade omnisports de Yaoundé..</p>
<p>14 jours exceptionnels dédiés à l&rsquo;élévation de la femme camerounaise. Depuis 2014, sa promotrice, avec le concours de quelques partenaires, nationaux et étrangers ambitionne promouvoir et valoriser la femme dans les différents domaines d&rsquo;activité. Et surtout, réduire le taux de chômage, la pauvreté et dénoncer surtout les inégalités faites aux femmes dans leur quotidien en faveur du développement.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1684 alignleft" src="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/sefee-233x300.jpg" alt="" width="233" height="300" srcset="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/sefee-233x300.jpg 233w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/sefee.jpg 480w" sizes="auto, (max-width: 233px) 100vw, 233px" /></p>
<p>Pour ce RDV annuel qui se veut grandiose, les artistes défileront sur la grande scène dédiée à l’occasion. Au programme:</p>
<p>&#8211; Foire de vivres frais</p>
<p>-Jeux -concours</p>
<p>&#8211; Expositions-ventes</p>
<p>&#8211; Gastronomie</p>
<p>-Election Miss Sefedi2018</p>
<p>&#8211; Spectacles lives géants de la reine indomptable du bikutsi et de hautes factures musicales camerounaises&#8230;</p>
<p>Trouvez votre bonheur au 696 05 04 65 &#8211; 696 40 56 56 et au 673 00 20 00. La SEFEDI est une initiative de Lady Ponce.</p>
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