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	<title>Archives des Jean Miché Kankan - Agenda Culturel du Cameroun</title>
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	<description>Le meilleur de la culture</description>
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	<title>Archives des Jean Miché Kankan - Agenda Culturel du Cameroun</title>
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		<title>La tentative d’assassinat du Makossa et le déclin de la musique Camerounaise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[steph]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Dec 2021 09:34:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est notre Histoire, nous devons la connaître et l’assumer. Voici un pan de l’histoire de la musique Camerounaise que beaucoup évitent d’évoquer. A la fin des années 70 et au [&#8230;]</p>
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<p>C’est notre Histoire, nous devons la connaître et l’assumer. Voici un pan de l’histoire de la musique Camerounaise que beaucoup évitent d’évoquer.</p>



<p>A la fin des années 70 et au début des années 80, la musique Camerounaise était à son sommet. Le Cameroun régnait en maître au firmament de la musique africaine. Les artistes et musiciens camerounais étaient et réclamés partout en Afrique. En Côte d’ivoire, en Zambie, au Kenya, au Congo, au Botswana, en Ethiopie ; on écoutait la musique Camerounaise. C’était l’âge d’or du Makossa. Les Camerounais étaient fiers de leur musique et achetaient les disques. Les concerts étaient toujours pleins à craquer.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="828" height="608" src="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/FB_IMG_16402496860969735.jpg" alt="" class="wp-image-6055" srcset="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/FB_IMG_16402496860969735.jpg 828w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/FB_IMG_16402496860969735-300x220.jpg 300w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/FB_IMG_16402496860969735-768x564.jpg 768w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/FB_IMG_16402496860969735-150x110.jpg 150w" sizes="(max-width: 828px) 100vw, 828px" /></figure>



<p>Une émission à contribuer à rapprocher la musique Camerounaise de son public. C’est l’émission télépodium animée par Elvis Kemayo. C’était l’émission la plus regardée à la télévision Camerounaise ; elle a contribué à révéler plusieurs icônes de la musique Camerounaise.</p>



<p>Le Makossa était à la tête des rythmes qui faisaient la fierté du Cameroun. C’était l’âge d’or du Makossa. Les artistes makossistes enchaînent les succès à tel point que même les artistes originaires d’autres régions du Cameroun décident de chanter en duala. C’est le Cameroun qui gagne. L’émission télé-podium n’échappe pas à l’emprise du Makossa. Son plateau est dominé par les artistes Makossa ; ce qui est tout à fait normal puisque c’est le rythme en vogue. Mais Elvis Kemayo a à cœur d’équilibrer les choses. Il offre sa tribune à tout le monde : les artistes de rythmes divers et même les humoristes.</p>



<p>C’est ainsi qu’on verra défiler sur son plateau des noms comme : Ndedi Eyango, l’humoriste Jean Miché Kankan, Solo Muna, Govinal Ndzinga Essomba, Guy Lobé, Ben Decca, Lapiro de Mbanga, les têtes brûlées etc. Le succès de télépodium est tel que des artistes viendront même de l’étranger pour participer à cette émission. C’est par exemple le cas de l’Equato-guinéen Maélé.</p>



<p>Cette émission a largement contribué à la promotion de la musique camerounaise : Makossa, Bikutsi, Bend skin, Magambeu, Assiko etc.</p>



<p>Mais le succès de Télépodium fait des jaloux et des envieux au sein même de l’équipe de Kemayo. Ce qui aura même une incidence sur sa santé. Elvis Kemayo révèle que : « A Télé Podium j&rsquo;avais plus d&rsquo;ennemis à la télé -les techniciens- que les gens qui m&rsquo;admiraient. La preuve c&rsquo;est que à chaque fois que la salle était pleine et que le réalisateur faisait son compte pour que ça démarre, il y avait toujours quelqu&rsquo;un qui allait couper un fil quelque part. Et tout ça retombait sur moi… Ce n&rsquo;était pas sur le producteur, ni sur le réalisateur et encore moins sur le Directeur General. C&rsquo;était moi Télé Podium. Et tout cela a fini par me donner la tension. Aujourd&rsquo;hui je suis hypertendu à cause de Télé Podium. Donc quand vous nous voyiez briller à la Télé, c&rsquo;était à ce prix-là ! ».</p>



<p>On va purement décider un bon jour d’évincer Elvis Kemayo à la tête de cette émission et on va confier les commandes de l’émission à l’un des principaux pourfendeurs d’Elvis Kemayo en la personne de Saint-Lazare Amougou. En quelques mois aux commandes de cette émission, il a réduit considérablement l’audience de cette émission car ce dernier avait une vision clanique des choses. Ils ne faisaient pas la promotion des talents mais souhaitaient plutôt promouvoir les artistes de leur groupe ethnique. Pour lui, le Bikutsi devait prendre sa revanche sur la Makossa.</p>



<p>Ce même Saint-Lazare est le créateur de l’émission « Le Volcan hitparade ». C’est le premier hitparade musical au Cameroun. L’une des émissions les plus écoutées en radio (étant donné qu’il n y’avait pas plusieurs radios à cette époque-là). Cette émission fera presque exclusivement la promotion du Bikutsi et des artistes Bikutsi. Comme s’il était question d’assassiner le Makossa. Lorsque les artistes Makossa venaient donner leur disque à la radio pour besoin de promotion, on leur demandait de fortes sommes d&rsquo;argent ; ce qui n’était pas le cas auparavant. Ceux qui se livraient à cette sale besogne n’avaient pas compris que plusieurs rythmes pouvaient co-exister pacifiquement dans un pays. Pour eux, il fallait tuer un rythme pour en imposer un autre.</p>



<p>Saint Lazare Amougou était devenu le pape de la musique Camerounaise ; c’est lui qui faisait et défaisait les succès. Il avait surtout le souci de préserver ses gombo. On le retrouva même comme manager de Nkodo Si Tony</p>



<p>Même les distinctions et prix étaient dorénavant truqués et contestés puisqu’elles étaient à présent remises sur des bases tribales. Par exemple, on n’a pas compris comment l’artiste Hoigen Ekwalla qui fit fureur à la fin des années 80, ne fut pas distingué « artiste de l’année » alors que même les ventes de disques jouaient en sa faveur. Pendant ce temps, Nkodo Sitony est sacré à deux reprises epi d’or (1989 et 1990). Notons que son album « 90 degrés de Bikutsi » à l’ombre qui est sacré epoi d’or en 1989 est sorti en 1986. L’album dure deux ans avant de devenir chanson de l’année en 1989 et Nkodo Stony artiste de l’année.</p>



<p>Des artistes Makossa de renom vont monter au créneau pour dénoncer cet état des choses . C’est ainsi que Ben Decca va chanter , je cite prosaïquement : « Le Makossa c’est comme le Ndolé, tout le monde l’aime même ceux qui font semblant »</p>



<p>Voilà comment avec des réflexes ethniques et claniques, on a contribué à faire chuter un rythme qui faisait la fierté du Cameroun.</p>



<p>Cette période de musèlement combinée avec la piraterie correspond au déclin du makossa et de la musique camerounaise tout court.</p>



<p>Notons aussi que s’étant rendu compte de la bêtise de leur stratégie, pour pallier cette situation, la Sueleba 105 FM est crée à Douala est confié au brillant Daniel Zock A Mbassa qui perdit la vie un jour de 1993 sur la route Douala &#8211; Yaoundé.<br>Des animateurs comme Moïse Bantéké sont envoyés à Douala et vont essayer de réanimer le Makossa sur la Sueleba FM; c’est par exemple la naissance des émissions de hit parades comme Tropic Hit parades.</p>



<p>Je n’écris pas pour plaire. Les faits sont sacrés.</p>



<p>Arol KETCH<br>Fourmi Magnan égarée<br>Rat des archives</p>
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		<title>Claude Tchemeni ,un acteur oublié de la culture camerounaise</title>
		<link>https://www.agendaculturelducameroun.com/claude-tchemeni-un-acteur-oublie-de-la-culture-camerounaise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Dec 2017 06:50:50 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1606 alignleft" src="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/Claude_Tchemeni_Veterans_Kulu-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/Claude_Tchemeni_Veterans_Kulu-300x300.jpg 300w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/Claude_Tchemeni_Veterans_Kulu-150x150.jpg 150w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/Claude_Tchemeni_Veterans_Kulu-100x100.jpg 100w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/Claude_Tchemeni_Veterans_Kulu.jpg 600w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />Claude Tchemeni est un acteur majeur de la culture camerounaise qui a largement contribué à la popularisation et à l&rsquo;éclosion du bikutsi au Cameroun.</p>
<p>Né le 26 juin 1956 à Douala, Claude Tchemeni fait ses études primaires à l’école publique de Deido. Il intègre par la suite le Cetic Charles Atangana et y reste jusqu&rsquo;à la classe de première en filière électrotechnique. Il abandonne les études et s&rsquo;initie au petit commerce, puis devient transitaire au port. Il devient  employé dans un atelier de dépannage d’appareils qu&rsquo;il quitte pour ouvrir son propre magasin.</p>
<p>Vers la fin des années 70, le makossa commence à asseoir son hégémonie sur la scène musicale camerounaise. Les kiosques de vente disques pilulent dans tous les coins de rue, diffusant à longueur de journées les tubes en vogue. Le tout jeune Claude Tchemeni se rend compte que la musique est en train de devenir un secteur très porteur. Il devient entrepreneur culturel et organise des concerts notamment au Centre Culturel Français de Yaoundé entre autres. On se souvient encore du succès éclatant du concert de Mama Ohandja qu&rsquo;il organisa au Centre culturel français. Il eut une telle affluence que la salle ne put contenir tous le monde au point où les fans avaient même arraché le portail d&rsquo;entrée.</p>
<p><figure id="attachment_1607" aria-describedby="caption-attachment-1607" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="wp-image-1607 size-medium" src="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/Les-veterans_Claude_Tchemeni-300x169.jpg" alt="Les Vétérans" width="300" height="169" srcset="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/Les-veterans_Claude_Tchemeni-300x169.jpg 300w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/Les-veterans_Claude_Tchemeni.jpg 320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-1607" class="wp-caption-text">Les Vétérans</figcaption></figure></p>
<p>Sa rencontre avec Jean Marie Ahanda sera déterminante. En effet, c&rsquo;est ce dernier qui lui suggère de se lancer dans la production.  Claude souhaite pour ses premiers pas produire Anne Marie Nzié et Narcisse Kouokam, un humoriste prometteur mais Jean Marie Ahanda lui propose avec insistance à la place <em>Les </em><em>Vétérans</em>; un groupe en vogue qui se produit à <i>Escalier bar. </i>Le nom du Label est trouvé; c&rsquo;est Jean Marie Ahanda qui le propose : <b>Ebobolo Fia</b>  ( bâton de manioc et avocat en langue Béti) pour illustrer la modestie des moyens du début. La première expérience de Claude Tchemeni dans la production musicale se solde par un succès fulgurant. Pour un coup d’essai, c&rsquo;est un coup de maître. L&rsquo;album <em>Me ne Ngon Oyap</em>  des Vétérans sort en 1983 avec comme titre phare <em>Kulu la tortue </em>qui se hisse au sommet du hit parade national. A l&rsquo;international, <em>Kulu </em>est classé 20ème au Hit parade sur La Voix de l&rsquo;Amérique (VOA). <span style="font-size: 18px;">L&rsquo;album est consacré disque d&rsquo;or au Cameroun.  </span>Clo Clo Tchemeni se rend alors compte que ses jours sont destinés à la production musicale. Clo Clo Tchemeni  va produire quatre autres albums des Vétérans : <em>Wa Dug ma, Au village, Traditions et Emvumvut Mininga</em>.  Il a produit et mis en lumière plusieurs  artistes de Bikutsi : Anne Marie Nzié, Messi Martin, Ange Ebogo Emérent, Meyong Ambroise,  Ohandja Etranger, Mbarga Soukouss,Sala Bekono, Marc Nkodo, Noah Essimi Guy,Etémé Faustin, Manga Mbarga, Marco Star, Chantal Ayissi, Mana Zang, Owona Anderson et bien d&rsquo;autres. Celui qu&rsquo;on appelait affectueusement « Clo Clo » s&rsquo;est illustré sur plusieurs registres dans la production; il a même produit le célèbre humoriste camerounais Jean Miché Kankan et s&rsquo;est fortement intéressé à l&rsquo;humoriste Narcisse Kouokam.</p>
<p>Âgé de 53 ans, Claude Tchemeni est mort en juillet 2009 à Yaoundé dans le dénuement. Il <span style="font-size: 18px;">laisse une veuve et cinq enfants. « Je fais partie des producteurs qui ont le plus travaillé pour que le bikutsi devienne une musique internationale. Malheureusement, je n&rsquo;ai reçu qu&rsquo;ingratitude et le bikutsi, je dois l&rsquo;avouer, m&rsquo;a appauvri », confiait-t-il quelques temps avant sa mort. En effet, à la tête du Label <strong>Ebobolofia</strong>, il  a produit plus de 50 albums de bikutsi; sans gain réel.</span></p>
<p><figure id="attachment_1341" aria-describedby="caption-attachment-1341" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1341" src="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/Tim-and-Foty_agenda-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/Tim-and-Foty_agenda-300x300.png 300w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/Tim-and-Foty_agenda-150x150.png 150w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/Tim-and-Foty_agenda-100x100.png 100w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/Tim-and-Foty_agenda.png 351w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-1341" class="wp-caption-text">Tim and Foty</figcaption></figure></p>
<p>A l&rsquo;instar de Claude Tchemeni, beaucoup de Bamilékés ( originaire de l&rsquo;ouest Cameroun) ont très tôt cru au Bikutsi et ont accompagné ses premiers pas.  Au début des années 80,  Maurice Fotié Kembiwo  alias Foty  du groupe Tim and Foty débarque à Yaoundé avec dans sa valise le concept de  » Pop Bikutsi ». Il s&rsquo;associe à son ami; un français appelé Lancelaux et lance le label <strong>Foty et Lancelaux</strong>. Ils produiront une vingtaine d&rsquo;artistes Bikutsi avec un succès relatif et un bilan mitigé. Plusieurs de leurs enregistrements deviendront sur le long terme de  grands succès. C&rsquo;est le cas d&rsquo;<em>Essingan</em> de Zanzibar ou encore de <em>Nnam</em> d&rsquo;Atebass.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-1608 alignleft" src="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/Clément-Djimogne_Mystic-Djim.jpg" alt="" width="271" height="267" srcset="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/Clément-Djimogne_Mystic-Djim.jpg 271w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/Clément-Djimogne_Mystic-Djim-100x100.jpg 100w" sizes="auto, (max-width: 271px) 100vw, 271px" />Clément Djimogne alias Mystic Djim a joué un rôle non négligeable dans l&rsquo;éclosion du Bikutsi. Au milieu des années 80, le studio de Mytic Djim était devenu la place de choix pour plusieurs artistes Bikutsi de Yaoundé. Avec un matériel modeste, ses productions  et ses arrangements étaient meilleures que celles qui provenaient du studio de la radio nationale. &lsquo;Thermomètre » de K-tino , « N&rsquo;nom  Wom » de Zélé Le Bombardier, « Femme Cocue » de Biba Bifana; voici entre autres quelques tubes enregistrés dans le légendaire studio mobile de Mytic Djim. Clément Djimogne a travaillé avec plusieurs artistes Bikutsi : Atebass, Les Daltons,Erantamplan,  Owona Anderson, Zangalewa, Mbarga Soukous, Sala Bekono, Tino Baroza, Gilbratar Drakus, Ebogo Emérent.</p>
<p><iframe loading="lazy" src="https://www.youtube.com/embed/mT9_WxvcEf8" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe><br />
<strong>Les Veterans &#8211; kulu (la tortue) &#8211; Claude Tchemeni (Me ne ngon oyap &#8211; Ebobolo Fia Production 1983)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.agendaculturelducameroun.com/claude-tchemeni-un-acteur-oublie-de-la-culture-camerounaise/">Claude Tchemeni ,un acteur oublié de la culture camerounaise</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.agendaculturelducameroun.com">Agenda Culturel du Cameroun</a>.</p>
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