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	<title>Archives des joseph kabaselé - Agenda Culturel du Cameroun</title>
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		<title>Manu Dibango , le patriarche de la musique Camerounaise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Sep 2019 23:47:44 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="960" height="683" src="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/Manu-dibango3.jpg" alt="" class="wp-image-2742" srcset="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/Manu-dibango3.jpg 960w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/Manu-dibango3-300x213.jpg 300w, https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/Manu-dibango3-768x546.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p>Manu Dibango est sans aucun doute le musicien camerounais le plus connu dans le monde. Son registre varié et éclectique fait de lui le musicien africain le plus constant et plus productif de ces cinquante dernières années. Rire unique, crâne rasé, lunettes noires, saxophone, voilà entre autres ce qui nous vient à l’esprit lorsqu’on évoque le nom Manu Dibango.<br>Très peu de personnes le savent ; ayant quitté le Cameroun enfant, Manu Dibango a baigné dans une culture occidentale et a appris la musique africaine que très tard : « Je ne connaissais pas l’Afrique. J’ai appris à jouer la musique africaine avec les africains en Afrique ce qui est différent de faire la musique africaine avec des souvenirs » aime à rappeler Manu Dibango.<br>C’est grâce au Congolais Joseph Kabasélé que Manu Dibango s’est interessé à la musique africaine. Moulée à l’école occidentale, Manu ne savait rien du tout de la musique africaine.<br>En effet,  jeune Manu débarque en France en 1949 à l’âge de 15 ans pour poursuivre ses études. Il est accueilli par M. Chevallier, un instituteur de Saint-Calais une commune de la Sarthe.<br>En 1952, lors d’un séjour à Granville, il emprunte un saxo argenté à son ami Moyébé Ndédi alias « Pépé Fa Dièze », c’est le coup de foudre ! Il ne peut plus se séparer de cet instrument. En 1953 Manu quitte Château-Thierry pour Reims où il prépare le baccalauréat philo. Parallèlement à ses études, il prend des cours de saxo et commence à jouer dans les clubs et les bals de campagne.<br>Il échoue à la seconde partie du baccalauréat en fin d’année 1956. Son père mécontent, lui coupe les vivres. Ses parents ne voulaient pas qu’il fasse de la musique. Ils voulaient qu’il devienne professeur, ingénieur ou architecte. Il se lance à fond dans le Jazz au grand dam de ses parents.<br>Par le biais de plusieurs connexions amicales, il se rend à Bruxelles en Belgique à la fin de l&rsquo;année 1956 après avoir réussi son baccalauréat dans l’optique d’y poursuivre ses études. En Belgique, il sera jouera dans plusieurs cabarets.<br>C’est dans la boîte les Anges Noirs qu’il fait également la rencontre de Joseph Kabasélé dit « Grand Kallé ». Joseph Kabasélé avait été emmené en Belgique à l’occasion de la table ronde par Patrice Lumumba. Grand Kallé tombe sous le charme du jeu de sax de manu et l’engage comme saxophoniste dans son orchestre l&rsquo;African Jazz. Manu Dibango, musicien nourrit à l’école occidentale ne connaît pas grand-chose à la musique africaine après tant d’années passées loin de la terre de ses ancêtres. Il retourne aux sources et redécouvre les sonorités africaines dont une musique congolaise très développée et variée. Ensemble, ils enregistrent une quarantaine de morceaux dans un studio à Bruxelles pendant quinze jours. Les chansons enregistrées sont favorablement accueillies par les mélomanes africains et rencontrent un succès phénoménal en Afrique. Grâce au soutien du « Grand Kallé », Manu enregistre avec son copain Cubain Pepito son premier disque African Soul. C’est un bide.<br> Joseph Kabasalé lui propose un contrat d’un mois pour une tournée au Zaïre en août 1961. Il accepte le contrat et embarque son épouse avec lui, direction Léopoldville (actuelle Kinshasa). Partis pour un mois, ils y resteront deux ans. Ce sera une immense tournée africaine au cours de laquelle ils sillonneront en plus des pays d’Afrique francophone, quelques-uns d’Afrique anglophone et du nord.<br>En Afrique et surtout dans son pays le Cameroun, Manu Dibango connaitra la jalousie, la méchanceté et la haine sans borne. On veut carrément le liquider. Une nuit Manu découvre même un serpent sous son oreiller. Un jour en allant aux toilettes, il y trouve encore un serpent.  Un autre jour, c’est au pied de sa porte ; qu’il trouve le serpent.<br><br>Souhaitez-vous découvrir la vie et le parcours de Manu Dibango ? Souhaitez-vous découvrir l’épopée ivoirienne de Manu Dibango en tant que directeur du nouvel Orchestre de la Radio-télévision Ivoirienne ? Souhaitez-vous découvrir l’épopée de Manu Dibango sur les deux rives du Congo ? Savez-vous que Manu Dibango a animé plusieurs émissions à la télévision française ? Souhaitez-vous découvrir l’Histoire de la chanson Soul Makossa ? souhaitez-vous avoir un aperçu de la complicité et la relation d’amour qui liait Manu à son épouse Coco ? souhaitez-vous en savoir plus sur les débuts de Manu Dibango ?<br>Alors lisez le livre : « Les icônes de la musique Camerounaise ».<br>Pour découvrir l’histoire des principaux rythmes de chez nous, la vie et le parcours des icônes de la musique Camerounaise, nous vous invitons à lire la suite dans le livre : « Les Icônes de la Musique Camerounaise ».<br>Contacts pour l’avoir depuis le Cameroun<br>Yaoundé : 6 96 83 86 60<br>Douala : 6 55 51 37 31<br>Le livre est aussi disponible à la librairie des peuples noirs à Yaoundé, Montée SNI.<br>Contact pour l’avoir depuis la Diaspora<br>Mail : leseditionsdumuntu@gmail.com<br>Le livre est aussi disponible sur Amazon : https://www.amazon.fr/gp/offer-listing/2956287400/ref=tmm_other_meta_binding_collectible_olp_sr?ie=UTF8&amp;condition=collectible&amp;qid&amp;sr&amp;fbclid=IwAR160MjeUN_iqfAU_ZZVBSBDV7RIXrhlQwRB-OBQmHCEnZeIRvl6y4a9KTM<br><br>Arol KETCH – 03.09.2019 </p>
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		<title>La jalousie, la méchanceté des camerounais envers leurs icônes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Sep 2019 23:30:41 +0000</pubDate>
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<p>L’article <a href="https://www.agendaculturelducameroun.com/la-jalousie-la-mechancete-des-camerounais-envers-leurs-icones/">La jalousie, la méchanceté des camerounais envers leurs icônes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.agendaculturelducameroun.com">Agenda Culturel du Cameroun</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="https://www.agendaculturelducameroun.com/wp-content/uploads/Manu-dibango2.jpg" alt="" class="wp-image-2721" width="383" height="522"/><figcaption>Manu Dibango</figcaption></figure></div>



<p>Très souvent, on se demande pourquoi les grandes figures du Cameroun peu importe leurs domaines d&rsquo;activité préfèrent investir à l&rsquo;extérieur du Cameroun ou depuis l&rsquo;extérieur et y vivre. La réponse est que lorsqu&rsquo;ils ont voulu faire des réalisations au Cameroun, ils ont subi de la jalousie sans bornes, la haine , la méchanceté de leurs propres citoyens.C&rsquo;est ce que nous allons voir dans les lignes qui suivent avec l&rsquo;exemple de Manu Dibango.<br>En 1963, Manu Dibango decide de retourner au pays natal en compagnie de son épouse Coco. Il a plein de projets en tête pour son pays. Ils ouvrent deux clubs qui marchent super bien; il veut ouvrir une grande structure artistique. Il y met toutes ses économies. Il baptise son premier club « tam-tam ». Le succès est au rendez-vous, la réputation du club traverse les frontières du Cameroun si bien que Jean Bedel Bokassa , alors commandant des armées, débarque souvent, venant en avion de Bangui. Il y dépense des sommes folles jusqu&rsquo;à l&rsquo;aube.<br> Le succès du club de Manu fait des jaloux. La police multiplie des incursions et enferment les clients au Commissariat central. On s&rsquo;acharne sur le club de Manu. On lui impose des taxes mirobolantes. Manu finit par comprendre l&rsquo;origine de cet acharnement :  le préfet qui lui a accordé l&rsquo;autorisation d&rsquo;ouvrir cette boîte a des intérêts dans une boîte de nuit  du quartier tenue par sa maîtresse blanche , il juge que le club de Manu fait concurrence à celui de sa maîtresse.<br>Pire encore, Manu Dibango qui a embauché dans son club des membres de sa famille pour les aider, se fait voler sournoisement par ceux-ci. En 6 mois, ils videront les caisses.<br>La jalousie à l&rsquo;égard de Manu et son épouse est telle qu&rsquo;on veut dorénavant attenter à leur vie.  Un soir alors qu&rsquo;ils sont en train de dormir, ils découvrent un serpent minute sous l&rsquo;oreiller au matin . Un jour c&rsquo;est dans la rue qu&rsquo;il échappe à une morsure de serpent ; sauvé in Extremis par un ami.Invité à se produire avec son orchestre par de hautes personnalités, il n&rsquo;est même pas reçu et payé.Ses musiciens congolais étant rentrés au Congo, Manu Dibango decide d&#8217;embaucher des musiciens Camerounais. Ceux-ci lui causeront les pires problèmes.Manu Dibango et son épouse mettent la clé sous le paillasson et quittent Douala pour tenter l&rsquo;aventure dans un Club à Yaoundé :Le Black and White. Confrontés à une ambiance délétère, Manu et coco quittent le Cameroun en Catimini pour la France en fin juin 1964 .<br>Avec le succès de Soul Makossa, Manu Dibango devient célèbre et raffle les récompenses un peu partout dans le monde.  Hollywood nomine Soul Makossa, Paris décerne un disque d&rsquo;or à Manu avec faste et pompe. Manu décide d&rsquo;aller au Cameroun remettre le trophée au président Ahmadou AHIDJO. Manu ressort blessé de cet entretien avec AHIDJO, celui ci lui a fait trop de reproches.Début 1980,  Manu décide de retourner au Cameroun après avoir été séduit par un projet d&rsquo;ouverture d&rsquo;un club. Le projet est initié par son ami Hervé Bourges. Manu est à la tête d&rsquo;un club qui marche très bien. Il subit l&rsquo;envie et la jalousie de ses compatriotes qui font de la magie et introduisent des  gris gris pour dissuader son  public. Ils découvrent des fétiches, des grigris un peu partout dans son club. La ville entière est au courant par Radio Trottoir  qu&rsquo;il ya les « médicaments » dans le club de Manu. Le public superstitieux à désormais peur d&rsquo;y retourner.<br>Un soir après être rentré du Club, il se rend aux toilettes chez lui et se retrouve nez à nez avec un serpent Mamba vert. Un serpent dont la piqûre est mortelle. Manu ôte lentement son pantalon et le jette sur le serpent , puis prend ses jambes à son coup et réussi à s&rsquo;échapper .<br>Manu écrit à son épouse Coco resté à Paris pour lui raconter tout ce qu&rsquo;il subit et endure au Cameroun, celle-ci lui répond : » tu travaillerais mieux pour l&rsquo;Afrique en testant loin d&rsquo;elle ».La voiture de Manu Dibango est même victime d&rsquo;un violent accident.  Sans raison, un véhicule lui rendre dedans. Son conducteur est un fonctionnaire influent avec qui Manu Dibango était en négociation pour une histoire de terrain. Manu Dibango sera longuement malade au Cameroun.<br>Sa femme viendra le motiver à quitter le Cameroun :  » pourquoi ne pas laisser tomber l&rsquo;Afrique pour rentrer en France. Tu as suffisamment donné&#8230; »Cette fois ci  Manu Dibango decide de rentrer à Paris.<br>Source : Manu Dibango, Trois Kilos de Café<br>Pour découvrir l’histoire des principaux rythmes de chez nous, la vie et le parcours des icônes de la musique Camerounaise, nous vous invitons à lire la suite dans le livre : « Les Icônes de la Musique Camerounaise ».<br>Contacts pour l’avoir depuis le Cameroun<br>Yaoundé : 6 96 83 86 60<br>Douala : 6 55 51 37 31<br>Le livre est aussi disponible à la librairie des peuples noirs à Yaoundé, Montée SNI.<br>Contact pour l’avoir depuis la Diaspora<br>Mail : leseditionsdumuntu@gmail.com<br>Le livre est aussi disponible sur Amazon : https://www.amazon.fr/gp/offer-listing/2956287400/ref=tmm_other_meta_binding_collectible_olp_sr?ie=UTF8&amp;condition=collectible&amp;qid&amp;sr&amp;fbclid=IwAR160MjeUN_iqfAU_ZZVBSBDV7RIXrhlQwRB-OBQmHCEnZeIRvl6y4a9KTM<br><br>Arol KETCH – 04.09.2019 </p>
<p>L’article <a href="https://www.agendaculturelducameroun.com/la-jalousie-la-mechancete-des-camerounais-envers-leurs-icones/">La jalousie, la méchanceté des camerounais envers leurs icônes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.agendaculturelducameroun.com">Agenda Culturel du Cameroun</a>.</p>
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