Bebey Black, le météore de la musique Camerounaise

Bebey Black, le météore de la musique Camerounaise

De son vrai nom Kouoh Marcel Hector, Bebey Black est né en 1959 et est mort en août 1986. Il avait à peine 26 ans. Comme un oiseau en plein vol s’apprêtant à atteindre les cimes, Bebey Black a été fauché au sommet de sa carrière. Il était l’un des artistes les plus en vue de ce milieu des années 80.

On ne le souligne pas assez mais en plus d’être un chanteur de génie, Bebey Black était aussi un brillant étudiant en droit. Il a été élève au Lycée Technique commercial de Yaoundé, promotions 1979-1981, avant de continuer en FAC. Malgré son léger handicap, il était un excellent sportif. Il excellait dans le saut en hauteur. C’est pour vous dire que l’homme avait plusieurs cordes à son arc.

Il a réussi à combiner avec brio études, musique et même sport. Découvert par Joe Mboulè, Bebey Black a toujours eu des textes très intéressants qui décortiquent les faits de société. Par exemple dans le titre « KaKallambanjo », il raconte l’histoire d’une fille qu’un mariage oblige à changer de condition et à adopter un lit en bambou pour son foyer. Bebey Black a surtout chanté l’amour : « Les poissons aiment l’eau, les oiseaux aiment l’air mais moi je t’aime ». Il est le père de ce qu’il a appelé « electric boogie makossa ».

Chanteur de Makossa très prometteur, Bebey Black perdit brutalement la vie lors d’un accident de la circulation survenue sur l’axe lourd Douala-Nkongsamba alors qu’il revenait de chez sa fiancée. Sa mort a d’ailleurs suscité beaucoup de RUMEURS : « On n’aurait pas retrouvé la tête du chanteur », « il aurait été tué par une mami watta ». En effet, sa fiancée était une très belle fille du collège Jeanne d’arc de Nkongsamba qu’on disait possédé par l’esprit du « mami watta ».

La même rumeur véhiculée par radio trottoir veut que 3 hommes qui voulaient épouser sa fiancée de l’époque aient perdu la vie dans des conditions aussi brutales ( dont un professeur d’université). Fantasme ou réalité, en Afrique il y a toujours quelque chose à dire face à une mort qui survient brutalement et par surprise.

Mais où est donc passé la tête de Bebey Black ?

En décembre 1986, un collectif d’artistes camerounais lui ont rendu un hommage vibrant en interprétant sa chanson :  » Amour, désir, plaisir »

Bebey Black nous laisse néanmoins quelques tubes d’anthologie : « amour, désir, plaisir », « aimez aimez ». En effet, en quatre albums, il s’est imposé un acteur majeur du Makossa. Mon principal regret est que plusieurs chansons de Bebey Black ne soient pas connues du grand public ; et pourtant ce sont de véritables bijoux, des nectars à savourer sans limite. C’est pour cela que dans la foulée, je vous conseille d’écouter les titres suivants : Nun muna [ma préférée], Kalla Bandja, Penda Makossa, Djidji, Tilea mba, jeune fille, Mudangwedi etc.

Moi personnellement j’adore tous les titres de Bebey Black et il était bien partie pour être l’un des meilleurs artistes Makossa de toute l’Histoire.

Comme Bebey Black, plusieurs valeurs montantes de la musique Camerounaise ont été stoppées en plein vol pour des raisons diverses et variées.

Qu’est devenu le très talentueux Bill Loko ? Qu’est devenu la très atypique Chantal Alima Stone ? qui se souvient d’Eddy Edouthé ? qui se souvient de Bebey Black ? qui se souvient de Betti Betti et de sa sœur Annie Disco ? Souhaitez-vous savoir les origines des principaux rythmes du Cameroun ?

Les réponses dans le livre : Les icônes de la musique Camerounaise.

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Bebey Black pour moi tu étais le meilleur, malheureusement tu es parti très tôt

Arol KETCH, NKONGSAMBA 24.07.2019

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