Guy Lobé, tu resteras à jamais dans nos cœurs

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Guy Lobé, tu resteras à jamais dans nos cœurs

Ce matin, un ami m’a souhaité une bonne journée en m’envoyant le lien de ton titre « Mon ami à moi ». Et je ne fais qu’écouter tes mélodies depuis le matin. Ta mort a été une lourde perte pour notre musique. Tu fais partie de ceux là qui ont donné ses lettres de noblesse à notre Makossa. Je ne peux me lasser d’écouter : Solitude, Union libre, Malinga, Laï laï, mourir d’aimer, diboa la bobé, Oya yo, Aye Mba etc.
Peu importe l’endroit où tu te trouves en ce moment, je voulais te remercier pour tes succulentes mélodies et te dire que tu resteras à jamais dans nos cœurs.

Tu avais un style particulier. Tu as innové dans le Makossa en faisant usage d’une guitare congolaise en solo appuyée par une guitare rythmique Makossa. Et que dire de ton timbre vocal ? Une voix puissante et éclatante.
En plus d’être un chanteur de talent, tu étais aussi un compositeur de génie. On te doit notamment le fameux Konkaï Makossa de Charlotte Mbango. Tu as composé pour Papillon, Sissi Dipoko, Joëlle Esso, les jumeaux Épée et Koum.

Je revois encore tes passages remarqués dans les émissions : telepodium, V comme vedette, Tropicana sur la CRTV…
J’ai eu la chance de discuter avec toi en 2012 à Vincennes, je garde de toi l’image d’un véritable passionné, d’un puriste , d’un incompris …
Aussi à travers tes chansons, j’ai découvert un amoureux authentique. J’ai particulièrement affectionnné les titres : Mourir d’aimer et Diboa la bobé , des chansons d’amour par excellence.

Je ne saurais terminer ce message sans avoir une pensée pieuse pour ton épouse Patience, qui ne pouvant supporter ton départ est finalement aller te rejoindre au royaume des ancêtres en août 2017: Et oui  » Mourir d’aimer », tu l’avais chanté :  » Si toi aimé moi et moi aimé toi, si nous nous aimons, on va mourir d’aimer ».

Je ne t’ai pas oublié et je ne t’oublierai jamais, c’est pour cela que je t’ai consacré un chapitre dans mon livre  » Les icônes de la musique Camerounaise ». Malgré l’ingratitude régnante dans ce pays , je voudrais te dire que la tombe d’un artiste est dans le cœur de ses fans.

Ce matin, en fouillant mes archives, je suis tombé sur cette coupure presse de l’année 1990 à la sortie de l’album coucou. 
Alors que je termine, ce message j’entends ton titre « Aye Mba » résonner dans mon casque :  » Chéri coco pourquoi tromper moi eee, pourtant je n’aime que toi. Ça s’est quoi ? C’est la malchance ! Qu’est-ce que c’est ? C’est le malheur ! »

Malheur ! Ta départ fut un pour nous un malheur !

Guy Lobé, tes fans ne t’oublient pas ! L’oubli est la ruse du diable

Arol Ketch , Vincennes le 23/07/2019

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