KOTTO BASS à l’école congolaise

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Kotto Bass de son vrai nom Nyamsi Theodore Augé était l’un des artistes les plus brillants et adulés de sa génération. Deux décennies après sa mort, son étoile continue encore de briller dans le firmament de la musique camerounaise. Comment oublier des tubes comme : Edith ndola’a ngo, Bamenda, Concours de patience, Nouvelle génération etc … ?

En plus d’être un musicien de talent, il était doté d’une voix angélique et fait particulier, il chantait en lingala avec une aisance déconcertante. C’est la brillante reprise de Ponce Pilate du congolais Tabu Ley Rochereau qui le rend célèbre et le révèle au grand public.

Son titre Okay Mado est en réalité une reprise du titre « Infidélité Mado » du grand Maitre Franco Luambo Makiadi dit « le sorcier de la guitare ». Franco est le pape de la musique Congolaise. Le titre « Mado » raconte l’infidélité d’une femme qui a décidé de se venger en trompant mon mari. Le mari éploré demande à son épouse de ne plus écouter le « Soungui soungui » (Kongossa) parce que leurs ennemis veulent détruire leur couple.

Pour la petite histoire c’est presque par hasard que le titre « ponce pilate » est enregistré. En effet, en 1993 le producteur Moise Kouogueng charge Kotto Bass de faire un casting afin de réaliser une reprise compilée de quelques grands succès de la musique ; à la fin des enregistrements ; il manque encore quelques titres à l’album.

C’est alors que le guitariste Claude Fabo, pétri à l’école de la rumba congolaise ; propose de faire une reprise du titre à succès « Ponce Pilate » de Tabu Ley Rochereau ; il faut dire que Fabo Claude maitrise les phrasées des guitares congolaises, il maîtrise aussi parfaitement le lingala ; c’est d’ailleurs lui qui se changera de traduire les chansons en lingala pour son complice Kotto Bass.

Il faut noter que la musique congolaise a toujours influencé la musique camerounaise.

Arol Ketch – 20.11.2020

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