Chantal Alima Stone, l’écorchée vive

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Elle est sans aucun doute l’une des plus talentueuses guitaristes qu’a connu le Cameroun. En effet, elle est avec Anne-Marie Nzié, Marie de Archangelo, Bibi Stéphane, Koko Ateba, Kémogni Jeannette l’une des premières guitaristes du Cameroun.

Chantal Alima Stone a été profondément marquée par une enfance difficile. Elle passera une partie de son enfance à Douala où elle est recueillie par une famille d’accueil originaire de la Région du Centre (ethnie beti). Alima Stone n’a pas grandi aux côtés de ses parents.

Elle choisit la musique et la guitare en tant qu’instrument de prédilection comme refuge afin d’oublier les blessures béantes de son enfance. Dès l’âge de 16 ans, elle se produit déjà dans les cabarets et bars accompagnée de sa guitare. Excellente guitariste et bête de scène, elle naviguait entre plusieurs rythmes : Blues, Rock’n roll, Reggae. Elle adopte un look de rocker, de hippie ce qui est symptomatique d’un trouble qui l’habite.

En effet, Chantal Alima Stone a été profondément traumatisée par l’abandon et la perte des êtres aimés. Dans son titre où sont mes parents ? elle l’exprime clairement : « Elle est née dans les bois, elle erre dans les rues, sans savoir d’où elle vient où elle va. Elle est née dans les bois, elle est étrange, toute triste sans lendemain, pitié, pitié, pourquoi m’avoir laissée dans la rue ? pourquoi m’avoir laissée toute seule ? où est donc mon père ? où est donc ma mère […] Elle est née dans les bois, elle erre dans les rues, sans famille et sans maisons. On l’avait laissée partir, elle est partie, à son retour il n’y avait plus personne […] son père, sa mère, sa sœur, son frère furent brûlés au quartier Congo un après-midi et sous ses yeux. Elle fut trimbalée chez les sœurs, au service social et dans les commissariats ».

Ecorchée vive, cœur brisé, une indicible tristesse transparaît dans ses chansons. Véritable globetrotter, elle engage une carrière solo qui l’amènera à parcourir plusieurs pays d’Afrique.

Chantal Alima s’est exilée en France où elle a eu un enfant qu’elle abandonna à la DAS. Elle a tenté de reprendre le dessus sur sa vie éraflée mais malheureusement, elle reproduira avec son enfant le même scénario de l’abandon qui déchira sa vie. Son garçon vivra la même expérience du déchirement et de l’abandon. Puisqu’il a été pendant de nombreuses années à la recherche de sa maman. Aux dernières nouvelles Chantal Alima Stone est en vie et réside en France où elle vit dans l’indigence et le dénuement.

Dans mon livre les icônes de la musique Camerounaise, j’émets l’hypothèse selon laquelle son titre « où sont mes parents » aurait été plagié par Rihanna dans le titre « Love On The Brain » sorti en 2016.

On lui doit des titres tels que : Taxi Woman, Edin Sila, dites lui que je suis là, Ye Assimba etc.

Je reviens sur la vie et le parcours des icônes de la musique Camerounaise dans le livre : Les Icônes de la musique Camerounaise.

Le livre est disponible

Douala : 655513731

Yaoundé : 6 96 83 86 60

Le livre est aussi disponible sur Amazon

https://amzn.to/2rbatjg

Contact pour l’avoir depuis la Diaspora

Mail : leseditionsdumuntu@gmail.com

Le livre est aussi disponible à la librairie des peuples noirs à Yaoundé, Montée SNI.


Arol Ketch

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